Code professionnel des interprètes communautaires
La qualification et les principes de l’éthique professionnelle sont pour les interprètes communautaires la base de leur activité professionnelle. Les interprètes communautaires sont attachés à suivent les normes prescrites.
Normes & éthique professionnelle
Les interprètes communautaires sont attachés à suivent les normes suivantes :
- impartialité : ils s’abstiennent de prendre parti, ils gardent un équilibre entre distance professionnelle et empathie adapté au contexte d’intervention à l’égard de toutes les personnes participant à l’entretien.
- devoir de confidentialité : ils respectent le secret professionnel, avant, pendant et après un mandat.
- transparence : ils déclarent toutes les relations avec les personnes impliquées, lors de l’acceptation du mandat ou au plus tard au début de l’entretien.
- conscience du rôle : ils ont conscience de leur rôle, savent l’endosser d’une manière adaptée au contexte d’intervention et s’assurent que leur rôle soit compris.
- professionnalisme : ils clarifient l’objet et le but d’un mandat au préalable, et n’acceptent que les mandats qu’ils se sentent à même d’assumer, au niveau personnel et professionnel. Ils se préparent à une intervention d’interprétariat, au niveau thématique, linguistique et personnel.
- réflexion et hygiène mentale : ils mènent une réflexion sur leur pratique. Après un mandat, les interprètes s’efforcent d’obtenir un feedback sur la prestation fournie et évaluent leur intervention. Ils prennent les mesures nécessaires pour préserver leur santé et pour gérer les interventions chargées émotionnellement.
- formation continue : ils mettent à jour et développent régulièrement leurs compétences et leurs connaissances linguistiques, spécialisées et méthodologiques, par le biais de formations continues formelles et informelles.
La contribution des professionnels
Les professionnels contribuent de manière essentielle à la collaboration professionnelle en :
- communiquant préalablement au service d’interprétariat les détails de l’intervention.
- exigeant les compétences et qualifications nécessaires pour l’intervention prévue.
- ayant un bref échange avant et après l’intervention avec l’interprète.
- assumant la conduite de l’entretien et en clarifiant les incertitudes.
- veillant aux conditions-cadres nécessaires tels que horaire, espace, répartition des places, contact visuel, etc.
- employant des phrases courtes, claires et simples.
- structurant leurs prises de parole afin de faciliter l’interprétariat consécutif.
Interprétariat sur place
La grande majorité des interventions d’interprétariat ont lieu sur place, c’est-à-dire l’ensemble des interlocuteurs sont physiquement présents. Un interprétariat sur place est approprié quand la présence physique facilite l’interprète communautaire à réaliser sa tâche de toute façon exigeante : le langage corporel et les signaux non verbaux constituent une partie importante de la communication ; les interprètes peuvent aussi repérer immédiatement les visualisations et d’autres ressources non linguistiques et les intégrer dans leur travail.
L’interprétariat sur place est particulièrement approprié lorsque :
- les entretiens sont planifiables et longs.
- les contenus des entretiens sont complexes ou émotionnels.
- les contenus des entretiens sont d’ordre culturel.
Interprétariat à distance
L’interprétariat à distance, par téléphone ou vidéoconférence, devient plus facile grâce aux avancées de la technique, et l’intervention d’interprètes devient aussi plus efficace. Mais il recèle également des écueils et des risques. Il faut donc impérativement considérer les avantages et les inconvénients de l’interprétariat à distance ainsi que les critères d’intervention et de réussite.
Interprétariat téléphonique
L’interprétariat par téléphone convient particulièrement pour :
- des urgences.
- des interventions imprévues et non planifiables.
- des entretiens probablement brefs et simples.
Pour l’interprétariat téléphonique il est important que les interlocuteurs respectent les exigences et les limites spécifiques du medium. Il faut entre autres choses noter que l’interprète est exclu d’une grande partie de la communication non verbale (mimique, gestuelle). L’interprète ne peut pas non plus anticiper la direction de l’entretien, ni la prise de parole des interlocuteurs. C’est au responsable de l’entretien qu’il incombe de tenir compte de ces conditions particulières.
Des défis particuliers sont soumis aux interprètes, les interventions téléphoniques signifient qu’ils doivent s’adapter à une situation très rapidement. Pendant l’entretien, il est beaucoup plus difficile pour les interprètes de demeurer impliqués et de poser des questions ou demander des clarifications.
Interprétariat par vidéoconférence
L’évolution technologique rapide des dernières années n’a pas épargné l’interprétariat. En particulier, l’interprétariat par vidéoconférence offre aux services d’interprétariat régionaux ainsi qu’à leurs clients de nouvelles perspectives. L’interprétariat par vidéoconférence lie les avantages de l’interprétariat sur place, comme la perception du langage corporel et les signaux non verbaux, avec ceux de l’interprétariat téléphonique, comme l’organisation rapide des interprètes pour des situations imprévues et non planifiables ou alors pour une flexibilité géographique.
L’interprétariat par vidéoconférence recèle également différents défis aux parties prenantes. Ces défis sont d’une part d’ordre technique ; puissance du raccordement, qualité du son et de l’image, équipement. D’autre part, il faut apprendre l’utilisation de ce dispositif ; agencement, fragment d’image, vue limitée, etc.